QUI ETAIT MURIEL BAPTISTE ?

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QUI ETAIT MURIEL BAPTISTE ?

Message  Admin le Ven 30 Déc - 16:51

Muriel Baptiste, dont le vrai nom était Yvette Baptiste, est née le 11 juillet 1943 à Lyon.
Elle naît à la clinique du 12 rue des Bourmes, que j'ai visité (enfin depuis 1965, ce n'est plus une maternité mais une copropriété) sur les hauteurs de Lyon.
La famille habitait "12 rue des trois rois", signe prémonitoire, son rôle le plus célèbre sera dans "Les rois maudits"!
Plus rien à voir sur place, une vieille rue, mais un homme vivant là depuis 1976 m'a dit qu'autrefois, il y avait une usine de tissage.
Ses parents, Roger Baptiste et Renée Mireille Meunier, divorcent, et Yvette est confiée à une tante, puis passe son temps dans des pensionnats en Angleterre et en France.
Sa mère, d'après des témoignages que j'ai recueillis, ne s'est pas occupée d'elle.
A dix ans, la future Muriel est petit rat au châtelet, et veut devenir danseuse, mais trois ans plus tard, un accident de ski brise son rêve.

Elle veut alors devenir journaliste, et à 17 ans entre à Paris Match, mais très vite, le métier la déçoit et elle arrête.

Elle pose pour des photos de mode, notamment à "Marie Claire", et un producteur italien la remarque. Il la cherche partout, mais le film ne se fera pas.

Prenant le prénom de "Muriel", Yvette Baptiste décide de devenir comédienne et prend des cours chez Yves Furet.

Elle décroche son premier rôle en 1964 au théâtre avec "Gigi" de Colette, choisie par la propre fille de Colette, Mme De Jouvenel, parmi de nombreuses candidates.

C'est un triomphe. La télé, le cinéma et le théâtre la demandent.

Sa carrière au cinéma commence par un navet, "Déclic et des claques", avec Annie Girardot, en 1965, puis elle tourne avec Louis Jourdan, Philippe Noiret et Daniel Gélin dans "Les sultans".
En 1967, elle est Martine Ogier, l'ancienne élève de l'instituteur que joue Jacques Brel dans "Les risques du métier".
Son film suivant, "Le mois le plus beau", avec Christian Marin et Yves Rénier, sort en mai 1968 et passe inaperçu.
Enfin, l'été 1971, elle tourne l'adaptation de "La cavale" d'Albertine Sarrazin sous la direction de Michel Mitrani, qui coupera ses scènes au montage.
Au théâtre, elle reprend "Gigi" au Palais Royal en 1965, puis joue "Tchao" avec Pierre Brasseur et "Zoé" avec Jean Marsan. Seule "Zoé" a été gardée sous forme de film pour "Au théâtre ce soir".

Mais Muriel va devenir, pendant une dizaine d'années, une grande vedette de télé, en accumulant les feuilletons et les téléfilms.

Elle commence avec "Quelle famille" en 1965 avec Danièle Evenou et Marie Marquet. Puis décroche le second rôle d'un téléfilm policier, "Plainte contre X' en 1966.

Elle devient grâce à l'amitié de Renée Saint Cyr la vedette de "La princesse du rail", où elle joue Annunciata Vidal, une petite gitane qui dans l'avant dernier épisode trouve la mort par amour.

C'est là que je la découvre à sept ans et demi, en février mars 1967.
Emerveillé, je me passionne pour elle.

Muriel joue dans plusieurs téléfilms :"Par mesure de silence", "Lucide Lucile", "Le corso des tireurs".

N'ayant pas arrêté depuis 1964, elle fait un break. Elle ne tournera durant cette période que le téléfilm "Allo Juliette" qui sera diffusé en avril 1972 alors qu'il a été filmé en 1969.

A partir de la fin 1970, sa carrière redémarre en trombe, elle est la princesse Hélène dans "Lancelot du lac" (Noel 70).
Puis elle tourne "Maigret aux assises" avec Jean Richard, "La double vie de Mlle de La faille" (qui ne sera diffusé qu'en 1974), et un feuilleton suisse de 30 épisodes dont elle est la vedette, "Les dernières volontés de Richard Lagrange".

En décembre 1971, son père meurt à 56 ans.

Le feuilleton est diffusé en France en juillet 1972 chaque soir tandis que chaque midi est rediffusé "La princesse du rail". Deux fois Muriel par jour! Je suis aux anges. Elle fait la couverture de télé poche et de télé 7 jours, et donne une grande interview où elle parle d'elle et de ses projets.

L'un d'eux est "Les rois maudits", qui reste son rôle le plus marquant, celui de Marguerite de Bourgogne, reine de France. La diffusion a lieu à Noel 1972.

Après ce succès, on la revoit dans un feuilleton "Le premier juré" (mars avril 1973) puis plus rien.

Elle ne tournera plus que deux fois : "L'affaire Bernardi de Sigoyer" diffusé en mars 1974 et un épisode de "Un curé de choc" (soit à peine 15 minutes) diffusé en juillet 1974.

Ensuite, plus personne ne parle de Muriel Baptiste. N'ayant que 14 ans à l'époque (et en 1974, il n'y avait pas les moyens comme Internet pour communiquer), je ne pourrai ni la contacter, ni savoir ce qu'elle est devenue.

La réédition récente par INA de "L'affaire Bernardi de Sigoyer" montre que deux ans après "Les rois maudits", alors qu'elle n'a pas encore 31 ans, Muriel a grossi, semble marquée, le visage empâté.

Muriel a révélé en janvier 1982 au comédien Jean Marc Cozic qu'elle avait tout arrêté parce qu'elle avait été malade. Quand il la rencontre, elle a pris au moins 30 kilos, se cache derrière des lunettes noires, elle dirige l'agence de casting "Publicom". Cozic pense qu'elle a été opérée de la thyroïde.

Témoignage semblables des comédiens Annie Sinigalia et Jacques Serres qui l'aperçoivent méconnaissable, et s'enfuyant à leur approche.

En 1982, elle quitte son appartement du 24 rue Pigalle (à ce jour, je n'ai pas trouvé ce qu'elle avait fait entre 1982 et 1989).

En 1989, elle s'installe avec un compagnon plus âgé au 12 rue Pierre Budin, dans le 18e. J'ai visité l'appartement en 2010.

le 13 octobre 1991, Jérome, le demi-frère de Muriel, meurt du sida.

Elle meurt seule chez elle le jeudi 7 septembre 1995 à 18h à 52 ans. On la retrouve quatre jours plus tard. Elle est transportée à l'institut médico-légal.

La thèse du suicide a été longtemps avancée, mais les voisins et la seconde femme de son compagnon démentent.

La mère de Muriel est morte début 1998, de sorte qu'à ce jour, son seul parent survivant "de sang" est la fille qu'a eu Jérome Gémine, mais il était séparé d'elle et de sa mère longtemps avant sa mort.

Il reste d'elle aujourd'hui ses DVD :"Les rois maudits", "La princesse du rail", "Les risques du métier", "Les chevaliers du ciel", "Les sultans", "Déclic et des claques", "Lancelot du lac", "La double vie de Mlle de la Faille", "L'affaire Bernardi de Sigoyer".

En 2007, j'ai publié "Muriel Baptiste, la reine foudroyée" chez Publibook, préfacé par l'acteur Christian Marin, qui a tourné deux fois avec elle ("Les chevaliers du ciel", "Le mois le plus beau") et qui m'a donné ses photos personnelles de Muriel pour illustrer le livre.

J'ai déjà écrit un second livre, avec son arbre généalogique, et une mise à jour du livre de 2007. Mais trouver un éditeur est un parcours du combattant. J'en avais démarché 40 en 2006. J'attends de trouver tout sur elle, notamment ce qu'elle a fait de 1982 à 1989, pour finaliser une seconde biographie.

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