MAIGRET AUX ASSISES (1971) Quand Muriel joue les criminelles

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MAIGRET AUX ASSISES (1971) Quand Muriel joue les criminelles

Message  Admin le Ven 30 Déc - 17:23

Le rôle à contre-emploi de sa carrière : la complice d'un tueur d'enfants. Avec Jean Richard.

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Re: MAIGRET AUX ASSISES (1971) Quand Muriel joue les criminelles

Message  Phil DLM le Jeu 25 Oct - 21:43

Très amateur de la série avec Jean Richard, l'épisode "Maigret aux assises" est un des rares en noir-et-blanc que j'ai vraiment appréciés. Muriel Baptiste donne à Ginette Meurant un aspect humain qu'elle n'avait pas dans le roman. Simenon décrivait une aventurière sensuelle et indifférente, complice sans états d'âmes d'un criminel. Dans le téléfilm, Muriel est une femme qui arrive à être presque touchante, alors qu'elle est sur le fond aussi manipulatrice que dans le roman puisqu'elle a comploté pour faire accuser son mari falot du double assassinat perpétré par son amant. Pourtant, elle parvient à attirer une certaine sympathie en donnant à son personnage l'aspect d'une femme nerveuse, dépassée par les événements, presque dépressive. En fait, on a l'impression que son caractère dans la "vraie vie" a déteint sur son personnage, puisque je crois savoir qu'elle était sujette à la dépression, qui a probablement entraîné sa mort.

Voici une chronique que j'ai écrite sur cette épisode:


Maigret aux assises****

Peu convaincu de la culpabilité de Gaston Meurant, qu'il a pourtant arrêté lui-même pour un double meurtre, Maigret témoigne aux assises en faveur de l'accusé. La révélation des infidélités conjugales de Madame Meurant, soupçonnée d'avoir fabriqué de fausses preuves pour faire accuser son mari, entraîne l'acquittement et la libération immédiate du prévenu. Il ne reste plus alors qu'à surveiller le manège du couple pour remonter jusqu'au vrai coupable.


A plusieurs reprises dans la série, les producteurs nous ont offert des téléfilms réussis adaptés de romans qui l'étaient beaucoup moins. Cet épisode est un bel exemple d'amélioration notable. Simenon avait mal exploité une idée intéressante, mais l'adaptation a corrigé le principal défaut: en limitant les scènes répétitives de tribunal pour laisser une large place à l'enquête, les scénaristes ont trouvé la formule adéquate.

Les promesses entrevues lors des épisodes précédents sont confirmées, on entre de plain-pied dans l'ère moderne de Maigret. Il ne manque plus que la couleur pour parachever cette évolution, mais elle ne tardera pas à arriver. Signe notable annonciateur de la grande époque, l'inspecteur Janvier est pour la première fois interprété par Jean-François Devaux, l'acteur qui lui prêtera ses traits dans tous les grands épisodes des années 70, et le seul « vrai » Janvier pour les puristes de la série. Petit à petit, l'équipe d'acteurs idéale se met donc en place.

L'intrigue est intéressante, parfois passionnante, et le jeu parfait des acteurs y est pour beaucoup. Outre Jean Richard, au meilleur de sa forme, le duo incarnant le couple Meurant est époustouflant de vérité. Jacques Serres, c'est le faible, le timide, le mari trompé qui refuse de voir la réalité en face, quitte à être condamné pour un crime qu'il n'a pas commis. Rôle difficile dans lequel il fait merveille. Muriel Baptiste met sa beauté et sa classe au service d'une Ginette Meurant qu'elle rend plus humaine que dans le roman. Elle réussit l'exploit de rendre son personnage, pourtant ignoble, presque attachant, voire sympathique.

Du côté des rôles secondaires, Robert Lombard est parfait en tenancier d'hôtel louche, et on remarque même une belle pépite en la personne d'André Dussolier à ses débuts, qui fait une apparition dans un rôle de journaliste.


Je laisse le soin à notre administrateur de poster, s'il le souhaite, les compléments d'informations qu'il m'avait fournis suite à un entretien avec Jacques Serres au sujet de Muriel, et qui m'avaient permis d'étoffer cette critique.


Serait-il possible d'utiliser ici mon propre système de notations? Après tout, rien ne nous oblige à adopter celui en vigueur ailleurs, que je trouve trop imprécis.
Le mien est ainsi fait:
J'aime: un peu:***
beaucoup:****
passionnément:*****
à la folie:******
pas du tout:**
Je déteste:*

Phil DLM

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Re: MAIGRET AUX ASSISES (1971) Quand Muriel joue les criminelles

Message  Admin le Ven 26 Oct - 5:10

Ton système de notation est parfait, on va l'adopter.

J'ai noté lors de l'entretien de septembre 2006 avec Jacques Serres que sa mémoire s'embrouillait quelque peu, il dit avoir vu Muriel Baptiste ayant pris environ 30 kilos dix ans après Maigret qu'il a situé en 73. Or l'épisode est déjà mentionné comme tourné dans un télé 7 jours du début 1971, et a été diffusé le samedi 11 septembre de cette année là, il est donc probable qu'il l'ait vue en 1981.

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