LES ENVAHISSEURS (1967-68)

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LES ENVAHISSEURS (1967-68)

Message  Admin le Ven 30 Déc - 17:34

La première série de science fiction connue en France.

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Re: LES ENVAHISSEURS (1967-68)

Message  Admin le Ven 30 Déc - 22:30

Saison 1 - 01 - Première preuve (Beachead) ♠♠♠♠

Il ne s'agit pas de redire ici ce qui a été fait avec talent dans le livre de Didier Liardet. C'est parti pour 43 épisodes avec le premier et le meilleur de toute la série : Beachead, littéralement Tête de pont. Le titre fait allusion à une remarque de David Vincent vers la fin de l'épisode où il dit que la petite ville fantôme de Kinney est un lieu à partir duquel les aliens préparent l'invasion de la Terre.
Nous sommes fin 1966 à Santa Barbara en Californie. David Vincent (Roy Thinnes) et Alan Landers (James Daly) sont associés dans un cabinet d'architectes. De retour d'un voyage d'affaires, un mardi matin vers quatre heures, Vincent cherche un raccourci et une auberge appelée Bud pour se reposer. L'auberge est fermée et abandonnée, le conducteur arrête son véhicule et s'endort, et une lueur aveuglante le réveille : une soucoupe volante est en train de se poser devant lui. Lorsqu'il reviendra sur les lieux, la pancarte de l'auberge aura changé ("Kelly" au lieu de "Bud") et Vincent trouvera un couple de campeurs, les Brandon, en voyage de noces. "On dirait que depuis au moins cent ans, personne n'est venu ici" commentera Landers, l'associé de Vincent, tant l'endroit est isolé.

Ce premier épisode ne dispose pas encore, en dehors du générique, d'une musique propre à la série. Le réalisateur Joseph Sargent réutilise des morceaux de musique que l'on a entendu dans Au-delà du réel et dans la quatrième saison du Fugitif (cette dernière série produite comme Les Envahisseurs par Quinn Martin).

Tout est encore à construire au niveau scénario : si les aliens n'ont pas de cœur, de sang, et disparaissent dans un brouillard rouge lorsqu'ils meurent sur la Terre, ici, ils se contentent de devenir lumineux quand on les regarde intensément !

L'épisode initial durait 90 minutes et fut réduit à 50, en fait certaines incohérences vont se faire jour : par exemple, à la centrale hydro-électrique de Kinney, Vincent comprend "par l'opération du saint esprit" que les tubes de verre servent aux envahisseurs pour se régénérer, ce qu'il raconte au café bar de Kathy Adams (Diane Baker) qu'il croit son alliée.

Télé Poche lors de la première diffusion du 4 septembre 1969 et le livre de Didier Liardet nous montrent des photos de Kathy près des tubes de verre, ce que l'on ne verra pas dans l'épisode. Nous avons donc "zappé" des explications importantes dans ces passages coupés.


Si l'on fait fi de ces incohérences, l'épisode se regarde d'un trait tant Anthony Wilson, à partir d'un script de Larry Cohen, a rédigé un scénario solide. Les comédiens sont tous excellents, jouant au fur et à mesure que l'épisode se déroule les gentils qui se révèlent méchants, et l'inverse.


Il y a:

- Le lieutenant de police Holmann (JD Cannon, un familier des productions Quinn Martin, qui a un rôle crucial dans le dernier épisode du Fugitif, le témoin qui a vu le manchot tuer la femme de Kimble) que David Vincent va trouver après l'atterrissage de la soucoupe et traîne presque de force à six heures du matin sur les lieux.

- Le sergent de police Carver (John Milford) vêtu d'un casque, qui persécute Vincent à Kinney la ville fantôme, et que le téléspectateur va prendre pendant une bonne partie de l'épisode pour un alien.

- La tante Sarah (Ellen Corby) qui espionne en fauteuil roulant Vincent à la clinique, puis bien sur ses jambes met le feu à son appartement, et enfin dit à Landers de rejoindre Vincent à la centrale de Kinney où il sera occis sous un tube régénérateur. (Nous autres humains, cela ne nous fait pas le même effet.... )

- Monsieur Kemper (Vaughn Taylor), un comédien que l'on a vu la même année au cinéma dans "La Guerre des cerveaux" (The Power) de Byron Haskin, l'un des énigmatiques derniers résidents de Kinney, ville imaginaire située entre San Luis Obispo et Bakersfield. Kinney est l'adresse qu'on donnée à Holmann les campeurs, les Brandon, qui se trouvaient sur les lieux de l'atterrissage.

- John Brandon et sa femme (James Ward et Bonnie Beecher), les campeurs donc, avec le fameux "petit doigt raide". Lorsque Vincent se bat avec le mari, son visage devient lumineux (l'envahisseur a besoin d'être régénéré).


Plusieurs des comédiens de Première preuve reviendront dans d'autres rôles en saison 2 : JD Cannon dans L'organisation, James Daly dans La recherche de la paix, John Milford en "believer" (défenseur), membre de l'équipe de Edgar Scoville (Spoiler, surligner le texte avec la souris pour l'afficher : il sera tué dans l'épisode final saison 2 Inquisition)

Tous les codes de la série ne sont pas encore là, mais nous plongeons déjà dans l'atmosphère de paranoïa que Larry Cohen avait souhaiter installer à l'origine.

Première preuve est un épisode à part car au fil des autres épisodes et des deux saisons, la série va s'affadir et devenir un programme télé conventionnel, alors que Larry Cohen voulait en faire une série d'épouvante. On retrouve la griffe de Cohen dans ce pilote, mais aussi dans Cauchemar où des papillons dévorent de la viande, dans La genèse où un policier devient fou en voyant un envahisseur sous sa forme originelle (proche du mollusque).

La série n'aurait sans doute jamais été annulée si Cohen était resté aux commandes. Malheureusement, son désaccord avec le producteur Quinn Martin provoquera son départ et la perte de ces moments d'horreur comme le visage de l'envahisseur Blake (Richard Anderson) revenu sous sa forme originelle faute de régénération dans la mine abandonnée de l'épisode L'ennemi saison 2.

Un premier épisode prometteur dont aucun autre par la suite n'atteindra le niveau, cet épisode fera l'objet d'un remake dans l'anthologie Voyage dans l'inconnu sous le titre Les nomades avec David Birney à la place de Roy Thinnes, preuve qu'il peut constituer un ensemble à lui tout seul.

Les nomades fut diffusé un samedi soir sur TF1 en novembre 1978.








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