CODE QUANTUM (1989-93)

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CODE QUANTUM (1989-93)

Message  Admin le Ven 30 Déc - 17:40

La série qui a révélé Scott Bakula.

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Re: CODE QUANTUM (1989-93)

Message  Admin le Ven 30 Déc - 22:42

Saison 1 - Pilote (Genesis) ♠♠

La grande faiblesse de Code Quantum, c'est son pilote. Combien de téléspectateurs ont dû changer de chaîne lors des premières images kitsch montrant un amiral Al Calavicci (Dean Stockwell) arriver dans un bolide de luxe, faire monter à son bord une belle autostoppeuse (en pleine nuit ?), dans un désert de pacotille, tandis que l'horizon nous montrait une montagne éclairée avec un effet spécial toc du plus mauvais goût ?

Dans un décor censé représenter un accélérateur temporel, un homme sourit, semblant entouré de sorte de flammes. Il s'agit du docteur Sam Beckett (Scott Bakula) qui, sans attendre que son projet "Quantum" soit finalisé, a décidé de le tester. Il a profité pour cela de l'absence de Al qui travaille avec lui. C'est David Hemmings, le regretté héros du film d'Antonioni Blow up qui est derrière la caméra. Le scénariste, créateur et producteur Donald P. Bellisario ne nous avait pas – avant Code Quantum – habitué à des séries très subtiles : on lui doit Supercopter, Jag, Tequila et Bonetti pour les moins intéressantes,Têtes Brûlées et Magnum pour les plus. Si ces séries peuvent sembler divertissantes, on est loin de l'anthologie humaniste que va constituer Code Quantum.

Dans une anthologie, les protagonistes sont différents à chaque épisode. Ici, on se rapproche de ce genre tant d'un épisode à l'autre nous allons explorer tous les univers : western, fantastique, policier, sentimental, drame, comédie.

Sam Beckett, né en 1953, est persuadé qu'avec son projet "Quantum", il pourra voyager dans le temps, depuis sa date de naissance jusqu'à "nos jours" (soit un 1999 futuriste, la série étant produite et diffusée à partir de 1989).

En réalité, Sam ne va pas "voyager dans le temps" mais prendre la place de personnes qui ont toutes vécues des drames. À l'écran, nous voyons Scott Bakula, mais les autres personnages voient celui que Sam incarne. Le principe de la série étant complexe, il aurait fallu un pilote mieux écrit et réalisé pour faire adhérer d'emblée le téléspectateur. On trouvera dans les produits dérivés un roman "préquelle" qui, sous la plume de Ashley Mc Connell et le titre Prélude, prend tout le temps d'expliquer au lecteur les rouages du scénario. C'est le reproche que l'on peut faire à ce pilote qui d'emblée nous propose, en 90 minutes, deux histoires.

Car pour compliquer le tout, l'accélérateur temporel échappe à ses créateurs Sam et Al et se révèle incapable de ramener Sam en 1999. Ziggy, l'ordinateur, pense que Dieu a pris le contrôle de cette expérience scientifique !

Al pourra lui aussi voyager dans le temps, mais sous forme d'hologramme. Seuls les enfants et les animaux peuvent le voir. Bellisario a commis l'erreur, dans son pilote, de confondre vitesse et précipitation. Plonger d'emblée le spectateur dans deux histoires "quantiques" n'était pas le meilleur moyen de présenter la série.

Sam se réveille en 1956 dans la peau de Tom Stratton aux côtés d'une épouse enceinte. Le vrai Tom se retrouve en 1999 dans la salle d'attente temporelle de la base ultra secrète du projet Quantum. Dans la réalité, il s'est tué en 1956 en voulant franchir le mur du son avec un prototype d'avion à réaction.

Peu à peu, cependant, le téléspectateur va deviner qu'il n'est pas en train de regarder une énième série de SF. Ici, ce sont les sentiments qui prédominent sur les effets spéciaux, et le projet Quantum n'est qu'un alibi pour nous faire revivre l'histoire des États-Unis de 1953 au début des eighties, à l'exception d'un épisode (Les tuniques bleues) qui se déroule en 1862.

Le pilote est déséquilibré entre deux histoires, celle de Tom Stratton qui va survivre au mur du son et prend les 3/4 de l'épisode, et le second segment où Sam devient joueur de base ball et doit sauver le destin d'une équipe.

Après ce pilote, la première saison ne comptera que sept épisodes, et fort heureusement, dès le premier, Bellisario nous proposera un scénario solide et accrocheur.

L'univers de Bellisario est perceptible par la présence de certains comédiens : W.K. Stratton, qui joue un petit rôle dans le pilote, est un familier des Têtes Brûlées, par exemple.

À chaque fin d'épisode, Dieu va assigner une nouvelle mission à Sam en lui faisant faire un saut (Leap du titre original) dans un nouveau corps et une nouvelle identité. Pour pouvoir changer d'époque et faire un nouveau saut dans le temps, il lui faudra sauver celui dont il a pris l'apparence (ou un proche). Sam va passer son temps à réconcilier des gens, empêcher des accidents, meurtres, suicides et drames, et nous vivons ainsi dans un monde transformé par le docteur Beckett.

La série n'a jamais atteint des taux d'audience record, tant aux États-Unis qu'en France. Elle demeure cependant une bouffée de fraîcheur dans l'océan de séries uniformisées des années 90. Bellisario va aussi savoir nous faire hurler de rire, pour l'instant d'après nous arracher une larme. Car l'histoire des USA de 1953 à 1989 (ou 1999 si l'on accepte le concept d'une décennie "futuriste" lors de la diffusion du pilote), c'est le racisme, la condition féminine, la guerre du Vietnam, l'homophobie, la mafia, des émeutes, des crimes impunis, la mort de Marylin, l'assassinat de Kennedy. Le pilote et la première saison seront diffusés de mars à mai 1989, tandis que la France diffusera les 96 épisodes d'une traite, chaque soir sur M6 de septembre 1993 à février 1994, et curieusement (pour imposer la série ?) la rediffusera à la même case horaire quotidienne, le soir vers 19 h, dès septembre 1994. Lors de rediffusions, M6 coupera le pilote en deux fois 45 minutes.

Une curiosité : aux USA, la NBC donnera un titre au pilote (Genesis, c'est-à-dire Genèse) avant de commencer la seconde saison en septembre 1989. Nous n'avons jamais vu en France ce montage qui réduit à 45 minutes le pilote, histoire de "rafraichir" la mémoire du téléspectateur.

L'édition en vidéo sera un casse-tête. Universal ne voulait pas sortir une intégrale mais seulement un best of en cassettes VHS et en laser disc, or les fins d'épisodes introduisent le suivant ! Pour assurer la continuité des "sauts", Universal devra procéder à de nouveaux montages pour les séquences finales !


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